Sunday, February 27, 2005

Grrrr...

Bordel à culs, c'est le cas de le dire!
Alors ok, j'avais décidé de me lever tôt aujoud'hui, mais il n'était pas prévu que ça se ferait à 7h30 au doux son des cochonneries bruyantes de mon voisin et de son invitée. Je sais bien, à quoi pouvais-je m'attendre d'autre dans un endroit massivement étudiant (je me souviens encore de cet autre dimanche matin où j'avais été réveillé au son des "Oh yeah, John, come on, pretty good"). Je sais aussi que mon râlage est quelque peu le fruit de mon célibat. Mais là ça gémit depuis plus d'une heure à intervalles réguliers et ça commence à me courir sur le haricot grave!
Qu'on fasse taire cette fouine qui couine et me bassine!

Saturday, February 26, 2005

Hier soir j'ai testé pour vous...

... la piscine de St Eriksbadet.

Alors oui bien sûr, j'en vois déjà qui ricanent et se gaussent. "Ah un billet sur la piscine, décidément il n'a pas d'inspiration çui-là". Ce à quoi je réponds oui, il est vrai que je manque singulièrement d'inspiration, mais je ne me sens pas de faire une analyse critique sur la politique étrangère des Etats-Unis, ou bien sur les conséquences du prochain amendement de la consitution égyptienne, ou encore sur les habitudes dispendieuses de nos chers ministres.
Tiens d'ailleurs en parlant de ministre, le mur du çon a été franchi cette semaine par la ministre suédoise des affaires étrangères qui a avoué presque fièrement qu'avant le tsunami elle ne savait pas ce qu'était Phu-Ket .Notez bien que moi non plus, mais je ne suis pas ministre, encore moins des affaires étrangères, et je ne m'enorgueillis pas de mes lacunes. De toute façon au lycée je pouvais pas aller en cours de géo parce que j'avais piscine. D'ailleurs en parlant de ça...

Je disais donc que oui, un billet sur la piscine c'est pas original, parce qu'une piscine c'est jamais qu'un trou avec de l'eau dedans, et Coyote ajouterait qu'en plus l'eau elle pue. Certes, mais là je suis quand même allé à St Eriksbadet! Cette piscine est située en plein milieu de Stockholm (soit sur une île, puisque Stockholm est quand grosso modo constitué à 75% d'îles et de ponts) et pourtant elle comporte deux bassins pour nager (ça alors! des bassins pour nager dans une piscine! ça alors!), un de 25m avec 8 lignes d'eau et un de 50m avec 6 lignes d'eau. Et au milieu coule non pas une rivière mais un toboggan à eau (le premier qui me dit qu'un toboggan à eau qui coule ça veut rien dire je lui mets une baffe virtuelle). Y'a aussi des jets d'eau, des jacuzzis, un bassin extérieur, des buses dans le sol qui massent les pieds (aaaaaaaaaaargh), des saunas et des hammans.
Tout ça vaut bien un petit mot non? Et ça donnera l'eau à la bouche aux futurs visiteurs de mon chez moi, qui n'oublieront pas leur maillot de bain et leur carte étudiant (c'est bien compris mamzelle?).

Et puisqu'on en est à raconter sa vie, hier y'avait la présentation du Carnaval (Quarnevalen på svenska), évènement étudiant majeur de Stockholm ayant lieu tous les trois ans. Votre serviteur va bien entendu prendre des photos du défilé, et afin d'avoir un point de vue imprenable cherche à se faire embaucher sur le char du Kårspexet. Affaire à suivre...

Friday, February 25, 2005

Horreur!

Non je ne vais pas vous parler une fois encore de The Grudge, même si je continue à trouver ce film pathétique, mais bien de moi.
Hier soir, un petit Suisse m'a annoncé avec toute sa naïveté crasse, que je ressemblais à... Dave! Si je n'avais pas cette flemme perpétuellement collée à la peau, j'aurais couru chez un coiffeur.
Et y'en a encore qui se demandent pourquoi je mets toujours un bonnet sur mes photos...

Tuesday, February 22, 2005

Aujourd'hui j'ai testé pour vous...

... une conférence sur les matériaux sandwichs.
Que je trouve vachement moins marrants depuis lors, d'ailleurs. Parce qu'apparemment, ici ça sert beaucoup à faire des bateaux militaires, des avions militaires et tout un tas de réjouissances bien militaires, et moi j'aime pas mais alors pas du tout ces réjouissances-là. C'est mon petit excès à moi, quand on me parle de militaires je me renfrogne, et si on insiste mon oeil devient vitreux et l'écume aux lèvres je peux parfois devenir assez sec dans mes propos. Et je dois dire que je suis servi ici, parce que les entreprises suédoises adoooooorent tout ce qui est militaire (malgré sa neutralité, rappelons que la Suède est très fière de son onzième rang mondial en ce qui concerne les ventes d'armes).

Moi tout ça me donne envie de citer Desproges qui avait oublié d'être con et qui disait : "Pas beau la guerre, caca la mitrailleuse et que c'est vilain atacatacaboum". (merci e-diote pour les chroniques ;-) ).

Friday, February 18, 2005

Aujourd'hui j'ai testé pour vous...

... les "Semlor" (pluriel de Semla), ou gâteaux de Mardi-Gras. Et c'est trop bon!
Comme vous pourrez le constater en cliquant sur le lien du titre, la recette comporte des amandes, très judicieusement complétées par du marsipan dans le semla que j'ai testé au goûter.
Avec un ami on s'est dit qu'on tenterait bien ça après les cours, mais on savait pas trop où aller. On a essayé un premier Konditorei, et là ce fût la révélation :

Les Suédois adorent ça, donc tout le monde en vend partout ! Dire qu'on avait peur de pas en trouver...

Thursday, February 17, 2005

Décidément je ne m'en lasse pas...

Je ne sais pas pourquoi mais les couchers de soleil sont assez particuliers ici, et depuis ma chambre c'est assez magique.

J'en profite bien parce que dans un peu plus d'un mois, j'aurais une belle vue... plein Nord! Finis les mauves, orangés, roses, violets...

Wednesday, February 16, 2005

Politesse quand tu nous tiens


Ca m'a fait rire de voir que Nico m'avait, je cite : "rendu la politesse", donc à mon tour je la lui rends, mais mon oeil sera montré à la manière d'e-diote, qui se demande si elle va pas nous montrer sa trombine dans une position méconnaissable. Here is the Yo's Swedish Style!

Tuesday, February 15, 2005

La prononciation Suédoise

C'est Nico qui voulait un cours alors voilà... De toute façon il était difficile de résister à l'envie de recopier ces quelques mots pris dans le chapitre "Prononciation" du miniguide Assimilévasion--> "Le Suédois de Poche".
Pourtant je pensais qu'après mon cours d'allemand où ma prof Mme Dautriche (véridique) nous avait affirmé avec aplomb : "le z se prononce tz, le w se prononce v, le v se prononce f et le f... ben le f se prononce f", je ne pouvais trouver plus rigolo en matière de description de la prononciation, et pourtant!

Florilège :
VOYELLES
o se pronoce "ou", mais parfois se prononce o, comme å.
u se prononce comme un "u" long, ou parfois "ou". bref : il n'existe pas d'équivalent français (sic)
y cette voyelle est difficile à prononcer et surtout difficile à distinguer du "u" (qui je vous le rappelle n'a pas d'équivalent français). à mi-chemin entre le u et le i (donc le "u" est aussi à mi-chemin entre le u et le i ??? comprends pas).
en résumé, å c'est o, o c'est ou, u c'est u ou ou, y c'est u ou i. c'est pourtant clair non?

CONSONNES (et là on rigole)
g se prononce g devant a,o,u,å et y (comme dans payer) devant e,i,y,ä,ö
c se prononce ç devant a,i,y,ä,ö(eu) et K devant a,o,u,å
k se prononce k devant a,o,u,å et ch devant e,i,y,ä,ö

skj, sj et stj se pronocent sch, un peut comme dans le "ich" allemand mais pas tout à fait. n'existe pas d'équivalent français
sk devant e,i,y,ä,ö, prononcé de la même manière que skj. en outre, le même son correspond à la syllabe ti dans les mots du type "station" (staschoun) ou "information" (informaschoun)
tj et kj deviennent ch, prononcé en "souriant" (oui oui, et la marmotte...)

enfin de nombreuses consonnes ne sont pas prononcées lorsqu'associées avec d'autres consonnes
ex: borste se dit boschtè (brosse)

Ca peut paraître un peu complexe comme ça. Et ça l'est en fait... Mais avec le recul je me dis que c'est assez proche de la réalité.

Och faktist är svenska en jättevacken språk!
(ok faktist êr svenska ên yêtevaken sprôk)
(et en fait le Suédois est une très belle langue, mais ça vous l'aurez compris!)

Monday, February 14, 2005

La St Valentin ça sert à rien

Ben voilà, encore une. J'ai du mal avec cette fête, et pas seulement parce que je l'ai toujours passée seul. Ma seule histoire ayant duré, celle que je me plais à voir comme une histoire d'un an n'a en fait duré que 355 jours, autour de cette date charnière. Mais de toute façon célébrer l'amour, je suis plutôt pour, sauf si c'est pour ne le faire qu'un jour et l'oublier le reste du temps.
Je vois d'ici tous ces couples au resto, qui se disent que tous ceux qui sont présents ne le sont que pour des mauvaises raisons, parce qu'il "faut" aller au resto afin de jeter un amour auquel on n'est plus trop sûr de croire à la face du monde. Je suis certain que les vrais amoureux préfèrent se la couler douce, tranquillement lovés dans les bras l'un de l'autre. En tout cas moi c'est comme ça que je le vois.

En vrai je m'en fous, je voulais juste faire style je pousse mon coup de gueule, et pis la St Valentin c'est un maronnier in-con-tour-na-ble, vous pouvez demander à JPP (j'ai pas TF1 mais j'imagine trèèèèès bien la teneur du JT de ce midi!). En fait là comme ça, tout de suite maintenant, j'ai juste envie d'aller courir dans la neige et faire le couillon sans penser à rien. Bawaaaaaaaa!

Sunday, February 13, 2005

Si c'est pas les hormones...

qu'est ce que ça peu bien être, je vous le demande !
Je ne me considère pas vraiment comme quelqu'un de macho, ni viril, ni violent. La vue d'une arme me donne envie de vomir plus qu'autre chose, j'ai eu une période "arts martiaux" mais plus pour la maîtrise de son corps et pour la beauté des mouvements que pour tataner mes voisins (d'ailleurs je n'ai jamais participé à un vrai combat), et enfin mes techniques de drague -encore qu'elles ne méritent pas le nom de techniques compte tenu de leur inefficacité, que dis-je, de leur inexistence- elles sont plutôt basées sur le burlesque, l'humour, la dérision et parfois (mais pas trop souvent) sur la vivacité d'esprit. En tout cas jamais sur mes prouesses physiques.
Alors je suis du coup bien surpris par ma réaction d'hier : après un repas standard avec toute l'équipe (beaucoup de chants, beaucoup à boire, que du Suédois), j'étais il est vrai passablement eméché, et je vis deux rigolos du kårspexet jouer à un jeu con par exellence : se mettre chacun son tour un coup dans le ventre, et le premier qui craque a perdu. Eh ben j'ai absolument tenu à jouer, en plus contre un mec qui faisait trois fois moi en tout (taille, corpulence, tour de bras). J'ai pas vraiment perdu vu qu'on nous a arrêté avant mais bon dans l'esprit je ne pouvais de toute façon pas gagner.

Bilan de cette stupide opératon : ce matin en plus de ma gueule de bois, j'ai mal au ventre et je me trouve un peu débile.
On recommence quand ?

Saturday, February 12, 2005

Pensée du soir 2

24h dans une journée c'est pas assez.
Je sais c'est une pensée banale mais bon c'est pas comme si j'avais promis de faire des révélations tous les jours hein.
Alors oui, je le clame bien haut : bosser comme un acharné sur des programmes matlab, jouer tous les soirs au théâtre, faire la fête tous les soirs, faire des efterfesten un soir sur deux, trouver des idées à publier, donner des conseils rubrique coeur alors que je suis incapable de gérer ma vie à moi, ben je suis désolé moi je peux pas. Alors comme d'habitude j'ai tranché dans le lard de matlab, ce qui fait râler mon voisin et accessoirement binôme.
Mais je m'en fous, moi quand on me dit "je t'adore" je craque.

Friday, February 11, 2005

Pensée du soir

Après lecture d'un mail assez pessimiste sur l'avenir, la vie active, la monotonie, je me suis rebellé tout seul dans ma chambre. Je refuse de me résigner à une vie dont je ne veux pas, je refuse de m'apitoyer parce que c'est trop facile, je refuse de renoncer à mes rêves. Voilà. Le dire me lie en quelque sorte à cet engagement.

"Je veux être tout ce que je suis capable de devenir."
[ Katherine Mansfield ]

Sunday, February 06, 2005

La connerie n'a décidément pas de limite

Après lecture d'un billet de Veuve Tarquine et un de Kozlika, suivi par la lecture de ce ramassis de conneries immonde qu'est le rapport préliminaire de la commission prévention du groupe d'étude parlementaire sur la sécurité intérieure (60 pages, dont 25 d'annexes pertinentes - maîtrise des risques dans le milieu nucléaire - mais également 13 pages de comptes-rendus et un beau dessin, en enlevant les pages de gardes ça fait quand même presque 20 pages de débilités et lieus-communs en tout genre, police 12 minimum).
SCOOP : Après 2,5 années d'école d'ingé je pipotte beaucoup mieux, et moi je fais l'effort de relire mes "rapports", même préliminaires.
Petit détail qui m'a fait rire jaune, le nombre de présents à chaque réunion (avec la palme pour la sixième réunion).

L'étrange cheminement de la mémoire

Tout le monde le sait, la mémoire fait parfois de larges détours avant de nous amener à ce qui pourrait ressembler à un but.


Hier je suis allé voir Un long dimanche de fiançailles au cinéma (oui décidément pour quelqu'un qui ne devait pas mettre les pieds dans un cinéma Suédois rapport au prix des places, je trouve que j'ai plutôt une bonne moyenne). En rentrant, mes deux amis dont les jambes sont approximativement trois fois plus grandes que les miennes (eh oui, le Scandinave EST grand, ce n'est pas qu'un mythe) se foutent de moi et s'étonnent que j'arrive à les suivre. En fait l'explication était simple : il faisait froid, et quand il fait froid forcément on marche plus vite, surtout quand on est petit (l'air froid est plus lourd donc plus bas - explication non scientifique s'il en est, la convection étant ce qu'elle est à Stockholm - mais je m'égare là) et pas bien gras (là par contre c'est scientifiquement prouvé, le gras tient chaud). Soudain nous croisons un jogger et là la machine mémoire se met en branle (oui car le titre n'était pas choisi au hasard, tout de même je fais un peu attention à ce que je dis, faut pas croire) : je revois ce jogger de la plage de Montalivet où j'ai passé mes deux WEI.
A ce moment de l'histoire, une double explication s'impose : qu'est-ce que Montalivet, qu'est-ce qu'un WEI?
Montalivet est la plus grande plage nudiste d'Europe, et accessoirement la destination privilégiée du WEI, sorte de gros week-end où les élèves-ingénieurs tentent de convaincre les petits nouveaux que pour s'intégrer il faut boire, faire des jeux débiles, danser à poil. Et ça marche.
Je revois donc ce vieux jogger (oui, en Septembre il n'y a malheureusement plus que des vieux nudistes) courant avec son chien, et cette idée qu'un jour pas comme un autre le chien va prendre le machin rigolo qui se balance à droite et à gauche pour son os en caoutchouc. S'en suit un flashback sur mes années de prépa et sur mon trajet quotidien maison-lycée.
Ces trente-cinq minutes ont pris un caractère rituel du jour où j'ai remarqué que je croisais tous les matins, à la même heure et au même endroit la même fille. Un jeu s'est alors installé, il fallait qu'aujourd'hui je la croise plus loin que d'habitude ou que je la regarde de l'autre côté du trottoir, ou encore que nous nous trouvions au feu au même moment ; et un jour, alors que je la rencontrais une fois de plus, elle me lança un timide "Bonjour..." auquel, bien que surpris, je m'empressai de répondre. Nous avons continué de nous saluer tous les matins jusqu'à la fin de l'année, sans plus, sans rien connaître de l'autre, sorte de petite parenthèse quotidienne sans autre conséquence que de me (nous?) donner le sourire.

Cette petite anecdote, je m'en suis souvenu juste avant de lire ça et comme je sais qu'il y a au moins une personne qui adore les coïncidences...

Saturday, February 05, 2005

La revanche des caissières

D'un naturel peu superstitieux, je suis pourtant bien perplexe devant ce phénomène étrange. Quel que soit le magasin, quelle que soit l'heure, quel que soit le nombre de caisse, l'âge du capitaine, ... je ne sais pas pourquoi je choisis la "mauvaise caisse".
Attention! Je ne parle pas ici de la sensation bien naturelle de me trouver à la caisse qui avance le moins vite, non non non! Je parle ici du problème qui ne manque jamais (jamais!) de se produire : la caisse tombe en panne, les deux personnes devant moi ont des articles mal étiquetés, la caisse ferme juste quand c'est mon tour, etc etc etc.
Aujourd'hui je suis allé à Ikea, parce que selon Lola c'est un plan drague dément et aussi parce qu'après avoir acheté mon pyjama je devais réassortir mes draps à sa couleur. Comme en plus je suis un malin, je décide d'y aller un samedi, parce que c'est bien connu le samedi il n'y a personne dans les magasins. Et donc au moment de passer à la caisse, alors qu'il ne reste plus qu'un mètre me séparant de la délivrance, mon regard éclairé de cet espoir insensé que pour une fois je n'aurai pas de problème, BAM! Je réalise la totale : erreur d'étiquetage suivi d'un caddie qui cède sous le poids du salon en kit entreposé en son sein (en même temps 4 fauteuils, une table basse et une comode dans un caddie, forcément c'est dense...).
Seule consolation, en sortant un autre caddie se vautre et ce coup-ci c'est 5 ou 6 pots de fleur qui tombent et qui cassent... Je ne suis peut-être pas le plus malchanceux donc...

Thursday, February 03, 2005

1er avril 1990

Je ne sais pas pourquoi mais depuis une semaine, aux détours de mes pérégrinations bloguesques je tombe régulièrement sur des réfléxions sur la mort, la mort en général, celle d'un proche, celle future des auteurs. Cela me renvoie toujours à une chose qui me fait encore assez mal, malgré le temps. En fait je pense même que cette douleur s'accentue avec les années, au fur et à mesure que je prends conscience de toutes les implications de cette blessure.
Cette mort qui me chagrine, me frustre, m'interpelle, c'est celle de mon grand-père en 90. Un premier avril. Autant dire que je n'ai pas fêté le premier avril depuis un bout de temps. J'ai pour habitude de ne regretter les choses que le moins possible, je me dis qu'il y a toujours des bonnes raisons aux actes, même ceux qu'on a l'impression d'avoir ratés. Mais je me souviens encore de la douleur de mon père quand il m'a annoncé que mon grand-père était mort, je me souviens de mon incompréhension totale, du vide en moi, ce manque de tristesse, ce manque de sentiment. On m'aurait dit que la voiture était en panne, je n'aurais pas réagi différemment. Et quand ma soeur m'a demandé ce qu'il se passait je lui ai dit en riant (en riant!) que "Papi est mort". Elle m'a répondu que ce n'était pas drôle. J'ai vu qu'elle avait compris. Et à mon tour j'ai commencé à comprendre.
Cette réaction d'un petit gamin de huit ans, on peut lui trouver plein d'excuses, mais moi je n'y arrive pas. Et plus le temps passe, plus je me dis que le manque de souvenir et de connaissance de cet homme est un vide que je ne pourrai jamais combler ; plus je me dis aussi que cette réaction je la porterai en moi comme un fardeau pendant très longtemps, et je la regretterai encore et encore, je ne l'excuserai jamais.
Mais surtout j'ai peur de redevenir, un jour, même pour un instant, ce gamin sans sentiment.

Wednesday, February 02, 2005


Et voilà Tallinn aussi tant que j'y suis, et depuis le temps que j'en parle.


Elle est pas mal la vue de ma chambrette hein!


Eh oui en Finlande il neige et il fait froid. Quelle idée donc d'aller courrir nu dehors ?!!?!

Ma carte bancaire manque de crédit

Comme je reste en Suède longtemps, j'ai ouvert un compte bancaire avec toutes les formalités, et tout et tout. Maintenant j'ai une carte de paiement dite "Maestro". Rien qu'avec un nom comme ça j'aurais dû flairer l'embrouille.
Toujours est-il que je vais à Ahlens, sorte de Nouvelles Galleries locales, afin de m'acheter l'article indispensable dont j'avais indispensablement besoin : un pyjama. Eh oui et des chaussettes aussi. Bref. Je me dirige, heureux de mes choix, à la limite de la béatitude (oui je suis assez béat en ce moment mon environnement respire la joie de vivre et pis en plus je suis content alors voilà ma vie est belle et vous ça va c'est bien aussi?), et je tends avec tout l'aplomb que ce genre de bout de plastique donne ma belle carte Maestro bleue foncé.
Et là la madame elle me demande ma carte d'indentité. Ca alors, c'est bien la première fois. Un peu embêté, je lui tends ma carte d'identité française, sentant bien que ça allait pas le faire. Et ça l'a pas fait.

- Vous avez pas de carte d'identité suédoise?
- Ben non puisque je suis Français et pas Suédois! (je lui ai pas dit que j'avais un passeport Suisse aussi, sinon je crois qu'elle aurait pété un fusible)
- Ah ben je suis désolée je peux pas accepter.
- Quoi?
- Ben oui sinon la banque elle acceptera pas.
- ??? Ben c'est débile la banque elle me l'a bien donné la carte??? Pourquoi elle voudrait plus payer d'un coup?
- C'est pas moi qui décide hein...

Il a fallu que j'aille chercher de l'argent dans un distributeur. Des fois la rigidité des règles ici ça m'énerve.